Quand l’hiver force la plupart des Québecois à rester chez eux entre deux sorties de ski ou de raquettes, chaque événement pour faire la fête et se réchauffer est le bienvenu. Le Carnaval de Québec est l’un d’entre-eux.

Début février, j’en ai donc profité pour passer un petit weekend dans la capitale provinciale. Sculpture sur neige, sur glace, jeux divers et variés, glissades, œuvres artistiques, concerts… Il y en avait pour tous les goûts ! L’activité la plus impressionnante étant la course en canot à travers les glaces du St-Laurent, j’y reviendrai plus tard.

Pièce maîtresse du Carnaval, le palais Odyss a offert une expérience réveillant tous les sens. Une très grosse structure de glace et neige avec des sortes d’ateliers placés au fur et à mesure du parcours… Un peu trop perché pour moi (demandant sans doute une trop grande capacité d’introspection ou artistique…) mais sympa quand même !

Par contre, ces petites formes bleues m’ont fait craquer ! Plutôt stylées en lampes de chevet.

Le château Frontenac domine les berges du St-Laurent (juste derrière moi). Une bâtisse vraiment impressionnante, aujourd’hui transformée en hôtel. Mon idée du weekend : y faire un cache-cache la nuit, ça doit être malade.

Comme toute Québécoise qui se respecte, j’ai d’ailleurs pris de la tire d’érable : un mélange de sirop d’érable et de glucose chaud versé sur la neige. Le but est d’enrouler votre bâton autour une fois que c’est saisi, puis de savourer votre sucette ! La neige froide fondante dans votre bouche est au début surprenante et le taux de sucre de cette gourmandise doit dépasser d’environ 500% les recommandations de l’OMS, mais c’est crissement bon !

 

Un concours international de sculpture sur neige avait également lieu. Une dizaine de pays ont sculpté une œuvre, puis les visiteurs ont pu élire leur préférée. Bien que la France ait été présente, j’ai malheureusement voté pour le Canada, dont vous voyez la sculpture dans la galerie dédiée. Très impressionnante visuellement, elle représente le choix auquel le pays a été confronté face à la légalisation du cannabis, qui arrive cet été. Argent, santé publique, justesse de la décision… Une belle allégorie, si vous voulez mon avis.

 

Le quartier du Petit-Champlain (Samuel de Champlain étant le Français fondateur de la ville de Québec) ressemble beaucoup aux villes qu’on pourrait trouver sur nos côtes bretonnes et normandes (coucou Saint-Malo) ou en Angleterre, et c’est logique puisque les colons sont partis de ces zones : bien que ce genre d’architecture puisse donc paraître “normal” pour un Européen, les Nord-Américains en sont fan, et c’est bien compréhensible. Les bâtiments sont en effet plus raffinés que leurs homologues du continent, qui ont tendance à être des cubes de briques rouges au style plus industriel. Ça a aussi son charme et je suis toujours conquise par les immeubles qu’on peut voir à Montréal par exemple, mais il faut avouer que le style européen en jette quand même pas mal.

Nous voilà donc arrivés à la fameuse course en canot ! Traditionnelle depuis longtemps, cette course consiste à traverser le St-Laurent de Québec à Lévis (rive sud) aller-retour. Il y a plusieurs catégories d’équipages, des amateurs aux professionnels et mixtes ou non. La difficulté : zigzaguer entre les plaques de glace et composer avec le courant pour traverser sans se faire trop déporter… sans parler du fait de passer par-dessus les plaques elles-mêmes ! Crampons aux pieds et combinaisons étanches, les participants sont bien préparés, mais il faut quand même une sacrée préparation physique et mentale pour se lancer dans une telle épreuve…

Je vous laisse sur cette petite vidéo que j’ai faite de la course, qui vous aidera sans doute à mieux visualiser cette petite folie made in Québec !

 

À voir : la galerie complète du séjour

 

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