Pfiou ! Le printemps est définitivement installé dans la région, et le moins qu’on puisse dire c’est que cela fait un bien fou ! Après de longs mois d’hiver et des mètres de neige tombés, c’est l’heure de faire un petit bilan de mon premier hiver canadien (mais peut-être pas le dernier…).

Tout d’abord, quelle longueur ! Mon Dieu, je m’étais préparée à plusieurs mois de froid et de neige, mais sur la fin « j’étais pu capable » comme on dit ici ! Avec les premiers flocons tombés en octobre puis le manteau neigeux installé pour de bon du mois de novembre jusqu’à la fin avril, je peux vous assurer que la fin de ces cinq mois d’hiver a été interminable. La météo capricieuse, indécise, nous offrait des matins enneigés puis un peu de soleil en journée, suivis de deux jours sans un flocon pendant lesquels on criait presque victoire, avant qu’une nouvelle tempête ne s’abatte sur nos pauvres petites âmes. Honnêtement, une période plutôt infernale. Au mois d’avril, on mérite bien de voir le soleil et se réchauffer un peu, tabarouette ! D’ailleurs, fun fact : une partie de la population ici (surtout les personnes en début de retraite ou aisées) quitte la région pendant l’hiver, direction la Floride ou la République dominicaine. Je n’avais jamais vu ça de ma vie, mais j’imagine qu’après des dizaines d’hivers rudes… On veut s’en échapper !

Le coeur de l’hiver a été très agréable ceci dit, et on a vraiment eu les clichés qui nous avaient été promis : des températures glaciales, de la neige fraîche en veux-tu en voilà, des paysages grandioses et tout autant d’activités mémorables. En un mot : féérique. Lorsque je repense aux mois de décembre ou de février, j’ai le coeur heureux et l’envie d’y retourner. En fait, c’est lorsque la neige fond que tout devient moche et sale, et qu’on a envie d’accélérer le temps pour avoir des conditions estivales.

Les activités hivernales sont presque aussi nombreuses que les estivales (on ne va quand même pas se laisser impressionner par la météo !), et je suis vraiment contente d’avoir pu faire des activités typiques d’ici, qui auraient eu moins de charme en France. Chiens de traineaux, motoneige, patinage en plein air, marcher sur un lac gelé, manger de la tire d’érable… Bien sûr, il manque plusieurs autres activités à mon tableau, comme la visite d’une cabane à sucre (érablière) et la dégustation aux moments où la sève descend (automne) puis remonte lors du dégel, au printemps, mais… c’est un excellent prétexte pour revenir !

Cher hiver québécois, tu as parfois été particulièrement difficile et il m’est arrivé de te maudire lorsque je devais sortir par -35°, mais tu me manqueras sincèrement. Je suis restée après le semestre d’automne pour en faire l’expérience, et j’en suis tellement ravie. Comme j’avais déjà pu le dire sur Instagram, vivre des saisons avec autant d’extrêmes comme ici m’a permis d’apprécier chacune d’entre-elles à sa juste valeur et profiter de chaque jour en sachant que cela ne se reproduirait pas de si tôt. Maintenant, je suis contente que le printemps soit là et qu’on puisse de nouveau sortir en vêtements légers et bronzer, et que la vie reprenne son cours après avoir été figée pendant presque la moitié de l’année, mais le souvenir de l’hiver restera gravé dans ma mémoire, de la meilleure façon possible 😊

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