Si je devais qualifier mon retour en France après un an au Québec, ça serait certainement « montagnes russes ». Entre grosse nostalgie et foule de questions sur l’avenir, retour sur plusieurs mois de galère émotionnelle.

Je suis rentrée fin juillet 2018, et nous voici donc 8 mois plus tard (oh mon dieu, j’hallucine en écrivant ça – où est passé le temps ?!). Durant cette période, je crois être passée par tous les extrêmes possibles mais je suis contente de finalement écrire cet article avec un cœur beaucoup plus apaisé et clair qu’il y a quelques temps.

Le retour a d’abord été honnêtement agréable, avec la joie de retrouver ma famille et mes amis, mes petites montagnes… Je dirais que jusqu’en septembre, je ne pensais pas au Québec d’une façon triste, seulement doucement nostalgique. Ensuite, j’ai emménagé à Paris pour la nouvelle (et dernière, wouhou) année de cours, et c’est à ce moment que tout s’est gâté. Nouvel appart, nouveau boulot et une rupture.

La personne avec qui j’avais partagé tout le séjour a décidé qu’il valait mieux que nos chemins s’arrêtent là. Pas facile dès lors de se rappeler du Québec sans que les souvenirs des moments passés ensemble, voyages et activités ne reviennent également. C’est là que s’est trouvé le premier écueil : pendant de longs mois, j’ai inconsciemment associé tout le séjour à ces souvenirs que je ne serais plus jamais capable de revivre, qui étaient scellés pour de bon et qui ne reviendraient plus jamais.

 

C’est durant cette période que j’ai été très nostalgique du Québec, et j’ai eu du mal à savoir si ce qui me manquait réellement était le souvenir et la sensation du séjour, ou bien vraiment le Québec, ses habitants, ses paysages et sa mentalité. Je n’arrêtais pas de me dire « J’aimerais tellement y retourner, tout était tellement mieux là-bas, Paris c’est nul », mais dans le fond est-ce que je voulais vraiment le Québec ou retrouver la situation que j’avais là-bas ? La différence peut être subtile, mais elle est pourtant fondamentale. En m’accrochant aux souvenirs (hyper heureux, n’ayons pas peur de le dire), j’ai longtemps été dans une nostalgie pesante – cf. cette photo que j’avais partagée sur Instagram. Au fil du temps et du travail , j’ai compris que la vie se passait en France et qu’il fallait laisser le passé où il était pour ne pas qu’il empoisonne trop le présent.

Dans le fond, il fallait que je me soigne de cette rupture pour également accepter, avec plus de sérénité, la fin de mon séjour et clôturer ce chapitre pour de bon, avec bienveillance. Ça a pris du temps, mais aujourd’hui c’est le cœur plus léger et joyeux, reconnaissant, que je repense à Chicoutimi et tout ce que j’ai pu y vivre. Et j’ai très hâte d’y retourner pour tracer mon propre chemin et créer mes propres souvenirs. À ce propos, j’aurais bientôt des nouvelles plutôt excitantes à vous partager, stay tuned ! 😍

Et vous, quelles émotions avez-vous connues après le retour d’un (long) séjour ? Joie, reconnaissance, tristesse ? Dites-nous tout !

 

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